Actualités
Lundi 16 mars 2026
Décarbonation PL ; Europe ; Verdissement des flottes ; Baromètre social ; REP emballages professionnels et actualités de la FEDA !
Politique / Filière / Marché
La FEDA contribue aux travaux de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds
La FEDA a participé aux travaux de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds confiée aux députés Jean-Marie Fiévet (EPR) et Gérard Leseul (PS). Elle a plaidé, conformément à ses prises de position antérieures sur ce sujet, pour un mix énergétique équilibré et une transition progressive plutôt qu'une électrification exclusive.
Cette contribution écrite répond à un ensemble de questions posées par les rapporteurs, qui souhaitent d’abord dresser l’état des lieux du parc roulant, encore dominé à 92% par le diesel, avec une part électrique marginale de 1,8%. Les députés s’interrogent donc sur le réalisme des objectifs de la SNBC 3 (Stratégie nationale bas carbone n°3), qui vise 46% de poids lourds électriques neufs dès 2030 et sur les freins au développement de cette motorisation. Le déploiement des infrastructures de recharge, le potentiel du rétrofit ou le rôle des stations d'échange de batteries constituent d’autres aspects que la mission flash souhaite étudier.
Rappelons que M. Fiévet et M. Leseul ont déjà produit un rapport sur le verdissement des flottes, pour lequel la FEDA avait également formulé des propositions. Les deux députés souhaitent remettre leurs conclusions fin avril, ce qui leur permettrait d'intégrer des propositions au projet de loi-cadre sur les transports lors de son examen parlementaire.
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La Commission européenne dévoile son plan pour une préférence européenne dans l'automobile
Le 4 mars, la Commission européenne a présenté son règlement sur l'accélération industrielle (IAA), porté par le Vice-Président exécutif Stéphane Séjourné, qui introduit pour la première fois une forme de préférence européenne dans plusieurs secteurs stratégiques, dont l'automobile.
Le texte définit en effet la notion de « véhicule électrique européen », qui devra être assemblé en Europe et intégrer au moins 70% de composants d'origine européenne hors batteries et des cellules produites sur le continent. Une exception est prévue pour les petits véhicules électriques, soumis à des critères allégés afin de préserver leur accessibilité financière.
Selon la Commission, le taux de 70% correspond à la situation actuelle ; il s’agit donc d’éviter que cette part ne décline. Trois ans après l’entrée en vigueur du règlement, les critères devraient d’ailleurs être revus pour intégrer davantage de composants d’origine européenne dans les batteries et pour fixer des seuils plus précis concernant les composants hors batteries.
En outre, les véhicules issus de pays tiers disposant d'accords commerciaux avec l'Union européenne pourront être assimilés à des productions européennes, sous réserve d'un principe de réciprocité. La Chine, en l'absence d'un tel accord, se trouverait de facto exclue du bénéfice des aides publiques dans ce domaine. Quant aux États-Unis et au Canada, ils pourraient également être concernés par ce mécanisme d'exclusion.
Le règlement encadre par ailleurs les investissements étrangers supérieurs à 100 millions d'euros dans les secteurs couverts, en imposant notamment un seuil minimal de 50% de travailleurs européens et des engagements de transfert de savoir-faire industriel, visant implicitement les acteurs chinois qui dominent certaines chaînes de production.
Le texte doit désormais être examiné par le Conseil et le Parlement européen. La France, par la voix de ses ministres de l'industrie et de l'économie, a d'ores et déjà jugé ce projet insuffisant et appelé les législateurs européens à le renforcer au cours de son examen par le Parlement et le Conseil.
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La « petite voiture électrique européenne » : une nouvelle catégorie au cœur des débats bruxellois
Le règlement sur l’accélération industrielle présenté le 4 mars a remis au premier plan une notion encore floue apparue en septembre 2025 dans le discours de la Présidente de la Commission européenne, puis dans le paquet automobile : celle de « petit véhicule électrique européen ». La définition précise de cette future catégorie M1e sera au cœur des débats dans les prochains mois.
Selon les critères figurant actuellement dans le paquet automobile, il s’agira de modèles de moins de 4,2 mètres de long. S’agissant du contenu européen, les exigences applicables à ces petits véhicules diffèrent de celles imposées aux autres véhicules électriques. Ainsi, la nécessité d'être assemblé dans l'UE est conservée, mais seul l'un des deux critères supplémentaires doit être respecté : soit 70% de composants européens hors batterie, soit au moins trois composants spécifiques principaux de la batterie, dont les cellules, produits en Europe. Avec ces conditions moins strictes, il s’agit en effet, pour l’exécutif européen, que ces petites voitures soient abordables pour le grand public.
En contrepartie de ces critères, ces véhicules bénéficieront d'un « superbonus » dans le calcul des émissions de CO2 des constructeurs lorsqu’ils sont « Made in Europe », et éventuellement, si les Etats membres en décident ainsi, d'avantages concrets comme un bonus à l'achat ou une prime à la conversion. Pour cette classe de véhicules, la Commission s'engage à une stabilité réglementaire en réduisant au maximum l'introduction de nouvelles obligations pendant dix ans.
Parmi les points qui font encore débat, le taux de composants européens : le seuil de 70 % est jugé insuffisant par les équipementiers européens et la FIEV demande qu’il soit porté à 75%.
Alors que les débats sur le paquet automobile ont commencé, la présidence du Conseil de l’Union européenne, actuellement assurée par Chypre, a par ailleurs proposé un critère supplémentaire de consommation d’énergie, qui ne devrait pas dépasser 175 Wh/km.
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« Made in Europe » : la présentation de l’IAA provoque des réactions contrastées
La présentation du règlement sur l’accélération industrielle par la Commission européenne a suscité des positions très divergentes, révélant des lignes de fracture profondes entre constructeurs, équipementiers et organisations de la société civile.
En France, la Plateforme Automobile (PFA) a vivement critiqué l’initiative. Son président Luc Chatel juge le texte « largement insuffisant » et demande que la préférence européenne puisse concerner l'ensemble des véhicules quelle que soit leur motorisation, et non les seuls véhicules électriques et hybrides rechargeables. La PFA pointe également une définition trop laxiste du « made in Europe » : en effet, le texte associe au « Made in Europe » tous les pays avec lesquels l'UE a des accords commerciaux, comme le Maroc, la Turquie, l'Inde ou le Mercosur.
Réunis au sein du CLIFA, les équipementiers ont salué l'introduction du principe de contenu local dans la législation européenne, tout en jugeant le dispositif trop restrictif pour répondre aux enjeux industriels de la filière. Ils appellent le législateur européen à restreindre le « Made in Europe » aux 27 Etats membres et à eux seuls.
L'ONG Transport and Environment soutient quant à elle les règles proposées en matière de contenu local et appelle à renforcer le texte au cours de son parcours législatif. Elle regrette notamment que les véhicules électriques produits dans des pays signataires d'accords de libre-échange restent éligibles aux subventions à l'achat.
À l'opposé, les constructeurs allemands, par la voix de la fédération VDA, attaquent le texte sur des motifs très différents, critiquant une réglementation toujours plus excessive de la Commission et une forme de protectionnisme. Ils mettent en garde contre la hausse des coûts de production que provoqueront les exigences de contenu local et le risque de mesures de rétorsion commerciales de la part d'États tiers.
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Étude AAA DATA : pourquoi le verdissement du parc roulant de voitures prend du temps en France ?
En France, le verdissement du parc roulant de voitures semble lent pour une combinaison de raisons économiques, structurelles, industrielles et sociales.
Tout d’abord, l’inertie du parc existant joue un rôle important. Une voiture reste en circulation 15 à 20 ans environ. Même si les ventes de voitures « propres » progressent, elles ne renouvellent chaque année qu’environ 1% du parc total (326 923 VPN électriques en 2025 sur un parc global de 42,5 millions). Le stock reste en circulation pendant encore plusieurs années.
Deuxièmement, le différentiel de prix d’achat entre les voitures électrifiées et les voitures thermiques reste élevé. Les voitures électriques s’avèrent plus chères à l’achat que les thermiques (le prix moyen pondéré des VE en 2025 était de 42 788 € contre 25 824 € pour une voiture essence). Les aides à l’achat existantes ne concernent pas tous les automobilistes. Les ménages modestes, qui conservent leur voiture généralement le plus longtemps, ont plus de difficultés à la changer. Les dispositifs d’aides à l’achat sont donc encore nécessaires pour soutenir la transition des ménages modestes. Pour les autres ménages, le marché d’occasion offre une possibilité d’acquérir une voiture électrifiée à un tarif inférieur à celui du neuf. Cependant le différentiel de prix électriques vs. thermiques demeure.
L’instabilité des aides publiques génère de l’incertitude pour les acheteurs. Le bonus, le malus, la prime à la conversion et leurs conditions d’éligibilité ont changé fréquemment ces dernières années.
Les contraintes d’infrastructure peuvent également jouer un rôle dans l’accélération du verdissement du parc roulant. Les habitants sans stationnement privé ou bien en habitat collectif sont désavantagés. Le réseau de recharge ouvert au public progresse (185 501 points de recharge à fin 2025 selon Avere France, soit 275 points de recharge pour 100 000 habitants). Les territoires sont couverts de façon inégale (par exemple la Nouvelle Aquitaine dont la superficie dépasse les 84 000 km² dispose de 18 606 bornes alors que la région Île-de-France d’une superficie de plus de 12 000 km² a le réseau de borne le plus dense avec 32 484 unités). C’est le critère de densité de population qui prime sur les distances parcourues.
Du côté de l’offre de voitures électrifiées, la structure industrielle et le choix limité sont contraignantes également. L’offre de voitures électriques abordables a longtemps été restreinte, surtout pour les petites citadines. En 2025, le segment A (ex : Renault Twingo) représentait seulement 5% des ventes de voitures électriques. Alors que sur le parc roulant de voitures, le segment A atteint 8% en 2025.
En outre, le maintien des chaînes de production thermiques existantes freine la réorientation des investissements vers une transition rapide.
Du coté des automobilistes, des questions d’usages et d’acceptabilité sociale restent à lever. Cela concerne les craintes sur l’autonomie, la durée de vie des batteries, la valeur de revente. Ou bien encore l’attachement culturel à la voiture thermique demeure forte, notamment hors grandes villes.
En conclusion, même si les ventes de voitures électriques ont fortement progressé en 2025, la combinaison d’un parc très ancien, de tarifs supérieurs aux voitures thermiques, d’infrastructures en construction et de contraintes sociales explique pourquoi le verdissement réel du parc est structurellement lent.
L’horizon 2050 pour une décarbonation complète du parc roulant nécessitera une réelle montée en puissance des ventes de voitures électriques neuves (flottes et particuliers), et pourquoi pas des importations de voitures électriques d’occasions.
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Fiscal / Social / Environnement
La FEDA renouvelle son baromètre social de la distribution automobile en 2026
Après une première édition en 2025 qui a permis de dresser un état des lieux inédit des pratiques RH du secteur, la FEDA lance la deuxième édition de son baromètre social.
Adressé aux adhérents de la FEDA, les répondants bénéficieront d’une vision actualisée et comparative sur plus de 50 indicateurs clés (emploi, rémunérations, formation, conditions de travail, etc.).
Le questionnaire a été envoyé par mail, le lundi 2 mars par Xerfi Specific, garantissant la stricte confidentialité, l’anonymat des réponses.
Les répondants recevront un rapport personnalisé ainsi qu’une invitation à un webinaire exclusif de restitution.
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Webinaire REP Emballages professionnels - 26 mars
L’année 2026 a vu la naissance d’une nouvelle filière à Responsabilité élargie du producteur (REP) : celle des emballages professionnels.
Pour vous préparer à cette échéance, la FEDA propose à ses adhérents un webinaire CGF organisé le jeudi 26 mars 2026 de 9h à 10h pour vous expliquer clairement les impacts concrets et quotidiens pour votre activité.
Lien pour vous inscrire
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Les actualités de la FEDA
La FEDA réunit son nouveau Comité des groupements
Le 10 mars, la FEDA a réuni pour la première fois son Comité des groupements.
Cette nouvelle instance, créée par une révision statutaire en juillet dernier, réunit au sein de la FEDA tous les groupements qui structurent la distribution automobile indépendante : AAG (Groupauto, Pièces auto, Precisium), Autolia (Agra, TVI), Centaure, LKQ, Nexus (Alternative Autoparts, Apprau, ID Rechange) et PHE (Autodistribution, Doyen).
Il s’agit d’une étape historique dans notre filière : tout l’après-vente est désormais fédéré, et renforce la représentativité de la FEDA !
Pour cette séance inaugurale, les membres du Conseil d’administration et ceux du Comité des groupements étaient réunis ensemble : une unité de lieu, de temps et d’action qui manifeste la solidarité et la convergence de vues des distributeurs automobiles au sein de leur fédération. Pour cette première réunion, un lieu tout particulier avait été choisi, à proximité immédiate de la cathédrale Notre-Dame, symbole d’histoire et de renaissance !
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COLOR+ FEDA : la dynamique s’amplifie !
La dynamique COLOR+ se poursuit avec de nombreuses labellisations obtenues ces dernières semaines au sein des entités peinture-carrosserie du groupe ALLIANCE AUTOMOTIVE GROUP : Sedan, Auxerre, La Chapelle St Luc, Soissons, St Quentin, St Memmie, Tinqueux, Geispolsheim, Illzach, Woippy, Laxou, Chavelot, St Appolinaire, Besançon, Exincourt. Ces 15 établissements ont été labellisés avec des scoring allant de 94% à 96,7%, attestant de l’excellence de ces professionnels !
Merci à Régis Napoleone et bravo aux équipes pour le déploiement du label au sein du groupe AAG !
Après les labellisations d’Antonin, EPS, Autodistribution et Alliance Automotive Group, ce sont au total 70 sites qui répondent aujourd’hui à la démarche d’excellence COLOR+ : près de 40 critères exigeants qui attestent des meilleures pratiques professionnelles en matière de distribution peinture.
Notre événement COLOR+ DAY programmé le 3 juin 2026 en présence de nombreuses réseaux et fédérations de carrossiers sera l’occasion de porter haut la valeur ajoutée de la filière peinture-carrosserie, de son amont à son aval !
La FEDA remercie ses partenaires fabricants qui apportent leur soutien à la démarche d’excellence COLOR+ : 3M, AkzoNobel, Axalta, BASF Glasurit R-M Global, Lechler Spa, Mirka France, PPG, RR EQUIPEMENTS, Société de distribution du Boischaut (SDB).
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Derniers jours pour s'inscrire à la réunion des distributeurs près de Rennes jeudi 26 mars !
La FEDA continue son tour de France et vous invite jeudi 26 mars près de RENNES, à partir de 8h30 au Château d’Apigné, 20 route du Château d’Apigné 35650 Le Rheu.
Notre ambition est de venir à votre rencontre, au plus près de chez vous, en réunissant l’ensemble des distributeurs automobiles d’une région afin d’échanger sur votre métier et les enjeux de la filière, de vous écouter et de vous présenter nos actions en cours.
Tous les distributeurs automobiles, adhérents ou non, des départements suivants, 22, 29, 35, 44, 49, 50, 51, 53, 56, 72 sont les bienvenus.
Nous espérons que vous serez des nôtres !
→ Merci de vous inscrire par retour de mail à sromieux@feda.fr
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Adhérents FEDA : mettez l’intelligence artificielle au service de vos projets grâce à BPI France !
Vous souhaitez identifier et exploiter le potentiel de l'intelligence artificielle dans votre entreprise ? BPI France vous propose sa solution Diag Data IA, qui vous accompagne pour identifier des projets de création de valeur à partir de l'exploitation des données de votre entreprise.
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Coût : 7 500€ HT pour les PME éligibles ; 10 000 € HT pour les ETI éligibles.
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