Actualités
Mardi 19 mai 2026
Panorama du Parc Automobile ; Paquet automobile ; Verdissement des flottes ; Décarbonation PL ; Hausse carburant ; Logistique des entrepôts et actualités de la FEDA !
Politique / Filière / Marché
Panorama du parc automobile : pour tout savoir sur le parc roulant et le coût des réparations !
Le Panorama 2026 du parc automobile vient d’être publié !
Cet ouvrage annuel rassemble les principales données disponibles sur les véhicules roulants en France, ainsi que le coût des réparations. Cette seconde édition a été mise à jour et complétée : les analyses sur les véhicules électrifiées ont été enrichies, tandis que de nouveaux chapitres ont été ajoutés sur les flottes automobiles professionnelles et les voitures sans permis.
Rappelons que cet ouvrage est l’œuvre collective de trois acteurs de référence du secteur automobile, qui se sont associés pour proposer cette monographie complète du parc VL / VUL / PL : AAA DATA pour l’analyse du parc roulant ; la FEDA pour l’activité de distribution des pièces détachées automobiles et poids-lourds ; et SRA pour la sinistralité du parc automobile et le coût des réparations.
Ce Panorama exclusif est envoyé par voie postale aux seuls adhérents
de la FEDA et du CDA.
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Paquet automobile : le PPE propose des flexibilités importantes sur l'objectif 2035
Au Parlement européen, les contours du débat sur le paquet automobile se précisent avec la publication du projet de rapport du rapporteur Massimiliano SALINI (PPE) sur la réduction des émissions de CO₂ des voitures. Le texte s'éloigne sensiblement de la proposition de la Commission européenne et révèle d'emblée un écart important entre le PPE et ses partenaires de la majorité dite von der Leyen, c’est-à-dire les Socialistes et Démocrates (S&D) et Renew Europe (libéraux et centristes).
Sur l'objectif central, le rapporteur propose de ramener de 100% à 90% la réduction des émissions requise à l'horizon 2035. Mais c'est surtout le système de flexibilités qu'il propose qui détermine l'ambition réelle du texte : les crédits liés aux carburants alternatifs pourraient couvrir 10% des émissions (contre 3% dans la proposition de la Commission), auxquels s'ajouteraient 7% au titre de l'acier vert, soit 17% au total. En pratique, la réduction effective des émissions pourrait ainsi se limiter à 73% par rapport au niveau de 2021, au lieu des 100% initialement prévus. Le rapporteur propose également la création d'une catégorie de véhicules fonctionnant exclusivement avec des carburants neutres en carbone.
Ces propositions suscitent une vive réserve au sein des groupes Socialistes et Démocrates, de La Gauche et de Renew, qui jugent les amendements trop radicaux pour permettre un accord. La solidité de cette majorité est par ailleurs déjà mise à l'épreuve sur un autre texte du paquet : les trois corapporteurs du règlement dit « omnibus » ont acté le 7 mai l'échec de leurs négociations, notamment en raison de désaccords sur le gel du facteur d'utilité et la définition des petits véhicules électriques éligibles aux super-crédits. La question de savoir si, avec ses propositions, le rapporteur pourrait s’orienter vers la recherche d’une majorité alternative avec les groupes parlementaires situés à la droite du PPE, devrait s’éclaircir dans les prochaines semaines.
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Verdissement des flottes d'entreprise : les corapporteurs au Parlement européen veulent consacrer l’objectif zéro émission en 2035
Outre le texte sur les émissions de CO₂, le paquet automobile européen comporte un projet de règlement sur le verdissement des flottes professionnelles. Le rapport rendu public le 12 mai par Tiemo WÖLKEN (S&D, commission environnement) et François KALFON (S&D, commission transports) va, sur plusieurs points, au-delà de la proposition initiale de la Commission. Pour les véhicules légers, les corapporteurs suppriment les objectifs combinés associant véhicules zéro émission et véhicules à faibles émissions (de 0 à 50 g de CO₂/km) à l'horizon 2035, ne maintenant que les objectifs strictement zéro émission.
Les hybrides conservent un rôle transitoire jusqu'à cette date, mais le projet de rapport acte explicitement que « l'avenir de la voiture est électrique ». Pour 2030, la cible minimale de véhicules zéro émission dans les flottes est relevée à 54% contre 45% dans la proposition de la Commission, et la cible combinée zéro et faibles émissions portée à 70% (contre 69%).
En 2035, l'objectif national pour les véhicules zéro émission est fixé à 84%, soit quatre points de plus que la proposition initiale. Les chiffres pour la France correspondent à la moyenne européenne.
Le projet de rapport introduit également plusieurs mécanismes incitatifs. Un super-crédit est prévu pour les petits véhicules électriques d'entreprise, sur le modèle imaginé par la Commission dans sa révision des normes CO₂, mais avec un coefficient abaissé à 1,1 (contre 1,3 dans la proposition de la Commission), ces véhicules comptant davantage dans le calcul de la part de véhicules électriques des flottes concernées. Les États membres pourront par ailleurs tenir compte des immatriculations de vélos électriques pour atteindre leurs objectifs nationaux, dans la limite de 5 points de pourcentage, à condition de mettre en place un registre dédié. La question d'une condition d'origine européenne pour bénéficier de cette flexibilité fait encore l'objet de consultations juridiques.
Sur le plan du soutien public, le projet de rapport prévoit de limiter progressivement les aides financières aux seuls véhicules électriques d'entreprise deux ans après l'entrée en vigueur du texte, excluant ainsi toute aide aux hybrides au-delà de ce délai. Un nouvel article autorise explicitement des mesures de soutien spécifiques au marché de la seconde main, dont la liste indicative inclut notamment l'augmentation des plafonds fiscaux de dépréciation.
Cette approche se distingue fortement de celle du Parti populaire européen, qui a choisi de proposer de larges flexibilités dans la révision des normes de CO₂, au risque de s'aliéner les groupes de gauche. Les corapporteurs socialistes ont opté pour une position plus ouverte sur la période transitoire, tout en maintenant une ligne ferme sur l'objectif zéro émission à l'horizon 2035.
Ce projet de rapport s'inscrit dans l'examen parlementaire du paquet automobile présenté le 16 décembre 2025 par la Commission européenne. Le texte sur le verdissement des flottes s'adresse aux sociétés qui emploient plus de 250 personnes et affichent un chiffre d'affaires annuel d'au moins 50 millions d'euros, soit près de 55 000 entreprises selon les calculs de la Commission.
Un vote en réunion conjointe des commissions environnement et transports est prévu le 4 novembre, avant une adoption en plénière attendue fin novembre, ouvrant la voie aux trilogues avec le Conseil.
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Décarbonation des poids lourds : les conclusions de la mission flash prévues le 20 mai
La commission du développement durable de l'Assemblée nationale recevra le 20 mai prochain les conclusions de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds. Les corapporteurs Gérard LESEUL (PS) et Jean-Marie FiÉvet (EPR), dont la mission a été lancée le 10 février, présenteront ce jour-là leur rapport devant la commission.
Leur travail avait pour objectif d'identifier les points de blocage pour atteindre les cibles fixées par l'Union européenne : une réduction de 45% des émissions de CO₂ pour les camions neufs d'ici à 2030 et la neutralité carbone en 2050.
La FEDA a contribué aux travaux de la mission en répondant à un ensemble de questions posées par les rapporteurs. Conformément à ses positions antérieures, elle a plaidé pour un mix énergétique équilibré et une transition progressive plutôt qu'une électrification exclusive. Les questions soumises par les corapporteurs portaient notamment sur l'état du parc roulant, encore dominé à 92% par le diesel, avec une part électrique de 1,8 %, et sur le réalisme des objectifs de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3), qui vise 46% de poids lourds électriques neufs dès 2030. Le déploiement des infrastructures de recharge, le potentiel du rétrofit et le rôle des stations d'échange de batteries figuraient également parmi les thèmes instruits par la mission.
Les corapporteurs pourraient formuler quelques grandes recommandations, et notamment celle d’augmenter les aides à l'acquisition des poids lourds électriques. Ils rejoindraient ainsi les annonces faites le 10 avril par le Premier ministre dans le cadre de son plan d'électrification. Une autre recommandation viserait à faire participer les donneurs d'ordre au financement de l'électrification des camions. Cette orientation concorderait avec celle de l'article 18 du projet de loi-cadre sur les transports adopté au Sénat, qui prévoit d'associer les chargeurs et commanditaires de transport au financement de la transition énergétique de la filière. S’il a été adopté au Sénat, ce texte fait désormais face à des incertitudes importantes sur la possibilité de l’inscrire prochainement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
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La FEDA et la FIGIEFA font avancer le «droit à la réparation»
À la suite de deux années d’engagement proactif de la FEDA et de la FIGIEFA, la Commission européenne a adopté d’importantes règles mettant à jour la législation RMI (Repair and Maintenance Information).
Il s’agit d’une étape importante pour garantir que les fournisseurs indépendants de réparation et de services puissent continuer à exercer et à concurrencer à mesure que la technologie des véhicules évolue. À mesure que les véhicules dépendent davantage des logiciels, des données et des fonctions numériques, l’accès aux informations de diagnostic et de réparation est devenu essentiel pour les activités quotidiennes du marché indépendant de l’après-vente automobile.
Les règles révisées confirment que les opérateurs indépendants doivent pouvoir accéder aux informations clés des véhicules selon des conditions justes et équitables, tout en permettant aux fabricants d’appliquer des mesures de sécurité proportionnées afin de protéger les systèmes des véhicules.
Qu’est-ce que cela signifie en pratique ?
- Les ateliers devront de plus en plus s’enregistrer pour accéder à certaines fonctions protégées des véhicules. Bien que cela ajoute de nouvelles contraintes, cela permet également des capacités de réparation plus larges, y compris les interventions sur les véhicules électriques, les batteries, les systèmes d’assistance à la conduite et les mises à jour logicielles.
- Les fournisseurs d’outils de diagnostic deviennent encore plus centraux, puisque les outils de diagnostic et logiciels agissent comme les principales passerelles vers les systèmes embarqués des véhicules, créant des opportunités pour des solutions plus avancées et à plus forte valeur ajoutée.
- Les services à distance et les nouveaux modèles économiques sont officiellement reconnus pour la première fois, soutenant la croissance du diagnostic à distance et facilitant la réutilisation, la remise à neuf et le reconditionnement des pièces.
- Les distributeurs de pièces devraient jouer un rôle de soutien croissant à mesure que la demande augmente pour des outils, logiciels, formations et services d’intégration conformes.
Les règles étant désormais adoptées par la Commission et entrant dans la phase finale d’approbation par le Parlement européen et le Conseil, le prochain défi consiste à garantir qu’elles assurent un accès réel dans la pratique.
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Fiscal / Social / Environnement
Hausse des prix du carburant : les grossistes mobilisés pour soutenir la filière transport
Face à la hausse des prix du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient, les grossistes, via la CGF, participent au comité inter-filières piloté par le Médiateur des entreprises pour soutenir les entreprises du transport routier, notamment les TPE et PME.
Les mesures prioritaires portent sur le respect des délais de paiement, l’application des mécanismes d’indexation des prix du transport et la diffusion de bonnes pratiques pour préserver la trésorerie des entreprises. Parmi les solutions proposées figurent l’accélération de la facturation et des paiements, la réduction des délais de règlement à 15 jours dans certains cas, l’utilisation d’indices reflétant l’évolution réelle du coût du carburant et le recours à des aides financières pour les transporteurs les plus fragiles.
À moyen terme, les travaux viseront à améliorer la transparence des coûts énergétiques et les pratiques contractuelles. Les grossistes réaffirment l’importance d’une mobilisation collective pour préserver l’équilibre économique de la chaîne logistique.
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Cycle de vie de l'entrepôt logistique
L’entrepôt logistique s’impose aujourd’hui comme un actif stratégique, à la fois outil industriel pour les utilisateurs et actif immobilier de long terme pour les investisseurs. La demande actuelle privilégie des entrepôts modernes, standardisés et durables : surfaces comprises entre 15 000 et 40 000 m², hauteur sous plafond minimale de 12 mètres, certifications environnementales, éclairage LED, panneaux photovoltaïques et accès autoroutiers.
Dans ce contexte, une partie du parc existant apparaît en décalage avec les attentes du marché. Au moins 17 % du parc logistique français est antérieur à 2000, et près de la moitié des surfaces a été construite entre 2000 et 2019, un gisement de bâtiments potentiellement exposés à des mises à niveau.
Retrouvez tous les enseignements de cette étude.
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Hausse du SMIC au 1er juin 2026
Dans un contexte international dégradé, marqué par des tensions commerciales, le Gouvernement poursuit son engagement en faveur de la protection des travailleurs et du soutien au pouvoir d’achat des Français les plus modestes.
Au 1er juin, le SMIC horaire passera ainsi de 12,02 € brut à 12,31 €, soit 1 867,02 € brut par mois contre 1 823,03 € précédemment, ce qui correspond à une hausse de 43,99 € brut par mois, soit une hausse effective du SMIC de 2,41 %.
Le SMIC net mensuel s’élèvera donc à 1 477,93 €, contre 1 443,11 € précédemment, soit une hausse de 34,82 € net par mois.
Le montant du SMIC brut horaire applicable à Mayotte est fixé à 9,56 € brut, soit 1 449,93 € brut par mois contre 1 415,05 € précédemment, ce qui correspond à une hausse de 34,88 €.
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Les actualités de la FEDA
Inscriptions ouvertes pour notre prochain CDA du 24 juin
Chers adhérents,
Mercredi 24 juin, rejoignez-nous pour un CDA Spécial avenir de la réparation.
"Technologies, modèle économique : le monde de la réparation est-il menacé de décrochage ? "
Les challenges sont nombreux en 2026 pour le monde de la réparation.
En mécanique, la généralisation de la maintenance électronique ou l’électrification ne s’accompagnent pas d’une hausse des formations des réparateurs : un risque de décrochage technique se fait jour. En carrosserie, les contraintes économiques et environnementales multiples poussent le métier à une mutation des process de réparation : le risque de décrochage est managérial.
Deux tables rondes exposeront les défis et apporteront les réponses des acteurs lors de ce CDA dédié à l’avenir des clients de la distribution.
Evènement de 8h30 à 12h30 suivi d'un cocktail déjeunatoire.
Au Verso (Paris 9e).
ADHERENTS : Vérifiez votre boîte email — votre invitation et votre lien d'inscription vous y attendent. Vous ne trouvez pas notre message ? Contactez-nous sans attendre à sromieux@feda.fr
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Inscrivez-vous à la conférence FIGIEFA : les 3 et 4 novembre 2026 à Bruxelles
Nous proposons aux distributeurs automobiles et à leurs collaborateurs de participer à la prochaine Conférence FIGIEFA, qui se tiendra à Bruxelles les 3 et 4 novembre 2026.
Cette conférence (qui prévoit une traduction simultanée anglais-français) offre une occasion unique de nouer des contacts avec des pairs venus de toute l'Europe, des représentants de premier plan des équipementiers et la plupart des acteurs européens du secteur automobile. Le programme est en cours de finalisation, mais nous savons d’ores et déjà que Roland Berger présentera sa nouvelle étude sur l'avenir de la création de valeur sur le marché européen de l'après-vente automobile à l'horizon 2035.
Nous vous invitons à vous inscrire à cette conférence (code promo dzff82kz pour bénéficier d’une réduction de 20%) et à réserver votre voyage et votre hébergement dès maintenant. Faisons en sorte que le réseau français de distribution soit représenté par une importante délégation, afin de démontrer la force et l'importance de notre secteur auprès des décideurs européens !
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Derniers jours pour s'inscrire à la réunion des distributeurs près de Reims
Le Tour de France FEDA fait étape dans le Nord-Est !
Au programme : échanges concrets sur votre métier, les enjeux de la filière, et un point sur nos actions en cours. Intervention d'un équipementier de la région. Le tout dans un format proche de vous, pensé pour vous écouter autant que vous informer.
La matinée se clôturera autour d'un déjeuner convivial;
Réunion ouverte à tous les distributeurs automobiles — adhérents ou non — des départements 02, 08, 51, 59, 60, 62, 77, 80 et 95.
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