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Mercredi 28 janvier 2026

Baromètres FEDA et AAA DATA ; Budget ; Paquet automobile ; Industrial Act ; Codes NAF et actualités de la FEDA !

Politique / Filière / Marché

Baromètre d’activité FEDA-Xerfi 

Décembre 2025

L’activité de la distribution automobile rebondit en décembre, avec une hausse du chiffre d’affaires de +2,8%. L’année 2025 se termine quant à elle sur une croissance de +0,5%.

Décembre 2025

Pour sa douzième publication mensuelle, le baromètre FEDA finit l’année de façon positive : après un mois de novembre en recul (-3,3%), le chiffre d’affaires des distributeurs de pièces détachées automobiles et poids lourds enregistre une croissance de +2,8% en décembre.

Si cette progression concerne les deux univers, l’activité PL est plus favorablement orientée que celle du VL. Notons que cette performance bénéficie d’un effet calendaire positif puisque le mois de décembre compte en 2025 un jour ouvrable de plus qu’en 2024.

En cumul sur l’année, l’activité des distributeurs est positive et s’établit à +0,5%.

 

Activité VL

Le segment VL affiche en décembre une hausse de +2,5%. A l’exception de l’équipement et des outillages qui chutent (-4%), toutes les autres familles qui composent l’indice VL progressent : +11,5% pour la peinture-carrosserie, +3% pour l’univers mécanique et +2% pour les prestations ateliers.

En cumul sur douze mois, l’activité VL affiche une croissance de +0,4% en 2025.

 

Activité PL

Le segment PL affiche en décembre une progression de +4,5%. A l’exception de l’équipement et des outillages qui diminuent (-1,5%), les autres familles qui composent l’indice PL sont en hausse : les prestations atelier (+6%) et les pièces à client final (+4%).

En cumul sur douze mois, l’activité PL affiche une croissance de +1% en 2025.

Bilan

Le baromètre d’activité des distributeurs automobiles confirme le ralentissement observé tout au long de l’année : l’atterrissage 2025 s’établit à +0,5% en-dessous de la conjoncture économique nationale. Sur l’ensemble de l’année, la trajectoire du PL apparaît plus résiliente que celle du VL. 


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Le volet recettes du budget 2026 adopté, avec plusieurs mesures défendues par la FEDA

Le 23 janvier, l’Assemblée nationale a rejeté deux motions de censure respectivement déposées par le RN et LFI alors que le Premier ministre avait engagé la responsabilité de son gouvernement sur le projet de loi de finances pour 2026.

Avec ce vote, la première partie du PLF 2026 est adoptée. Le Gouvernement avait intégré une série d’amendements parlementaires à sa copie initiale, et parmi ceux-ci, plusieurs avaient été défendus par la FEDA et la CGF.

Il s’agit notamment du maintien de la fiscalité du gazole, mais aussi de la suppression de la nouvelle taxe sur les emballages plastiques non recyclés. Par ailleurs, le dispositif de suramortissement pour les entreprises qui acquièrent des véhicules neufs utilisant des énergies propres (poids lourds & VUL) est maintenu, contrairement aux intentions initiales de l’exécutif.

Ces mesures figureront donc en principe dans le texte final du PLF. Avant cela, la seconde partie du texte (dépenses) devra elle aussi être adoptée, dans le cadre d’un nouvel engagement de responsabilité du gouvernement (49-3) et avant un vote sur le texte intégral.

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Le Parlement européen se prépare à examiner le paquet automobile

Signe de l’importance des enjeux du « paquet automobile » présenté par la Commission européenne en décembre, un conflit de compétence s’est ouvert au Parlement pour savoir quelles commissions examineront les deux textes phares de ce paquet, à savoir celui sur le CO₂ des voitures et celui relatif au verdissement des flottes d'entreprises.

La commission des transports souhaite ainsi obtenir une compétence conjointe avec celle de l'environnement sur ces dossiers, et pas seulement émettre un avis. Ce différend le 4 février.

Par ailleurs, l'omnibus automobile, texte qui vise à créer une nouvelle sous-catégorie de voitures pour les petits véhicules électriques, pourrait faire l’objet d’une procédure d’examen accélérée et simplifiée.

Derrière ces débats procéduraux, le principal marqueur politique du paquet automobile réside dans l'abandon de l'objectif de 100% de voitures neuves zéro émission en 2035. Les constructeurs automobiles devront désormais réduire de 90% les émissions à l'échappement et compenser les 10% restants par l'utilisation d'acier bas carbone, de carburants de synthèse ou de biocarburants produits dans l'Union européenne.

Comme pour d’autres textes du « Green Deal » qui ont été remis en cause ou atténués depuis le début du second mandat d’Ursula von der LEYEN, la nouvelle configuration du Parlement européen rend très incertaine l’évolution de ces textes au cours des débats. En effet, depuis les dernières européennes, le PPE, premier groupe de l’hémicycle à Strasbourg, peut constituer le pivot de deux majorités possibles, en fonction de ses objectifs sur chaque texte : soit avec les sociaux-démocrates (S&D) et les centristes de Renew Europe, soit à sa droite avec les groupes ECR, PfE et ESN. Dans les deux cas, une majorité absolue est possible.

 

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L'Allemagne réintroduit une prime à l'achat incluant les véhicules électriques mais aussi hybrides

Le gouvernement allemand a lancé le 19 janvier un nouveau dispositif de soutien à l'achat de véhicules électriques et hybrides rechargeables, qui devrait bénéficier principalement aux classes moyennes. La prime, rétroactive au 1er janvier et applicable à toutes les marques, est modulée selon les revenus et le nombre d'enfants du foyer.

Le montant de la subvention peut atteindre 6 000 euros pour l'acquisition d'un véhicule électrique à batterie et 4 500 euros pour un hybride rechargeable ou un véhicule à prolongateur d'autonomie. Ces derniers doivent respecter des critères précis pour être éligibles : une autonomie électrique minimale de 80 kilomètres et des émissions ne dépassant pas 60 grammes de CO₂ par kilomètre.

Cette mesure s'inscrit dans une double stratégie du gouvernement de Friedrich Merz : soutenir l'industrie automobile allemande, qui a développé son offre de véhicules électriques, et accélérer le renouvellement du parc automobile afin de réduire les émissions de CO₂.

Saluée par la VDA, l'association allemande des constructeurs, cette politique fait d’ailleurs écho aux actions de Berlin à Bruxelles pour obtenir un assouplissement de l'interdiction des moteurs thermiques en 2035, mesure inscrite dans le paquet automobile présenté en décembre par la Commission européenne.

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Industrial Accelerator Act : quels enjeux pour l’automobile ?

D’abord annoncé pour décembre 2025, l’Industrial Accelerator Act (IAA) n’a toujours pas été formellement présenté par la Commission européenne à ce jour. La publication de la proposition est désormais annoncée pour fin février 2026, après plusieurs reports liés à des arbitrages politiques sensibles, notamment sur la place du contenu local européen et la compatibilité du texte avec les règles du marché intérieur et du commerce international.

Le secteur automobile est directement concerné, la Commission le considérant désormais comme une industrie stratégique dans le cadre du « Clean Industrial Deal ».

L’IAA a pour objet de stimuler et sécuriser l’industrialisation en Europe des secteurs clés de la transition bas carbone. Il vise à accélérer les investissements industriels, à simplifier et raccourcir les procédures d’autorisation et à créer des débouchés pour des produits industriels fabriqués en Europe, notamment via des critères de durabilité et de préférence européenne dans les marchés publics et les dispositifs de soutien.

Pour l’automobile, les discussions portent principalement sur l’introduction de critères de « Made in Europe » pour les véhicules et leurs composants stratégiques (batteries, chaînes de traction électrique, électronique de puissance), avec des seuils de contenu européen évoqués autour de 60 à 70%. Les constructeurs et équipementiers ont alerté sur les difficultés de mise en œuvre dans des chaînes de valeur fortement mondialisées et sur le risque de hausse des coûts de production.

À ce stade, l’IAA reste donc un texte en préparation, dont l’impact réel pour l’industrie automobile dépendra des choix définitifs de la Commission et des négociations à venir avec le Parlement européen et le Conseil.

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Les propositions des grossistes pour renforcer l'attractivité économique et durable des territoires 

Dans la perspective des élections municipales, la Confédération des grossistes de France a publié quinze propositions concrètes à destination des futurs élus sur six enjeux majeurs pour le commerce de gros : emploi, logistique urbaine, ancrage territorial, foncier logistique, fiscalité locale et marchés publics.

L’enjeu ? Bâtir avec les collectivités une feuille de route pour dynamiser l’économie, créer des emplois, accélérer la transition écologique, au service de leurs communes et des Français. Nous incitons tous nos lecteurs à porter ces propositions auprès de leurs candidats aux municipales !

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Baromètre AAA DATA du marché automobile en décembre

Avec 172 927 immatriculations de voitures particulières neuves (VPN) en décembre, le marché est en baisse de 6 %, malgré un jour ouvré supplémentaire. Les canaux des particuliers (-2 %) comme des flottes (-9 %) restent en repli sensible en décembre, tout en continuant de s’orienter vers l’électrique. Comme presque chaque mois depuis le début de l’année, le seul canal en franche progression avec des volumes significatifs est celui des loueurs courte durée (+15 %)

Le marché du neuf en 2025 : une année en fort retrait et des commandes poussives

Sur l’ensemble de l’année 2025, qui compte un jour ouvré de moins que 2024, le marché des VPN recule de 5% pour atteindre 1,632 million d’unités. Il s'agit d'un niveau de marché le plus faible depuis 1972 (1,637 million).

Les prix moyens du neuf ont beau entamer un reflux (-1,8 %), ils varient beaucoup selon les motorisations : 25 884 € pour un modèle à essence (-3,6%), 42 788 € en électrique (-0,8%).

Avec 326 923 voitures électriques neuves, la part de marché de l’électrique s’élève à seulement 20% sur l’année. Ces performances ne sont obtenues que grâce à des aides gouvernementales aux particuliers et des contraintes fiscales concernant les flottes d’entreprise. Contrepartie de cette poussée de l’électrique sur un marché toujours en berne, la plupart des autres motorisations se replient à des degrés divers. En 2025, l’essence ne compte plus que pour 21% des ventes et le diesel 5%. En revanche, les voitures hybrides dans leur ensemble captent 51% des ventes et n’arrêtent pas de séduire de nouveaux acheteurs.

Le marché de l’occasion en 2025 : entre rebonds et mutations structurelles

L’année 2025 aura été marquée par une évolution contrastée du marché de l’occasion. Après un début d’année dynamique en janvier, les transactions ont connu des fluctuations mensuelles, frôlant parfois le négatif. Finalement, le marché termine l’année en beauté avec une hausse de 6% en décembre (452 149 transactions) et évolue de +1% par rapport à 2024 avec un total annuel à 5 396 432 transactions.

L’occasion suit la tendance du neuf : l’électrification du parc s’accélère. Les voitures électriques d’occasion représentent désormais 3% du marché sur l’année, et dépassent 4% en décembre. Cela représente 177 886 transactions sur l’année. Les hybrides, quant à eux, atteignent 12% du marché annuel de l’occasion (14 % en décembre). Malgré cette transition, le thermique reste largement majoritaire : 45% des ventes de 2025 concernent des diesels (en recul de 4%) et 39% des essences (-3%).

Prospective : un marché des voitures neuves atone en 2026, une reprise dynamique attendue dès 2027

Afin d’anticiper les évolutions du marché et soutenir des décisions éclairées dans un contexte en rapide mutation, le modèle de prévision de AAA Data associe indicateurs macroéconomiques et données détaillées du marché automobile. Pour les ventes de voitures neuves, le scénario de référence pour 2026 prévoit un total de 1,62 million d’immatriculations.

Parallèlement, AAA Data prévoit pour les ventes des voitures neuves électriques une part de marché à 25 % à l’horizon 2026, en augmentation par rapport à 2025 grâce à un développement de l’offre et une diminution d’écart de prix par rapport aux voitures thermiques.

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Fiscal / Social / Environnement

La FEDA vous aide à recruter !

Magasinier, vendeur/commercial, technicien, mécanicien VL/PL, responsable de magasin, acheteur, responsable logistique, fonctions support…Pour vos recrutements, la FEDA vous met en relation avec son équipe d'experts spécialistes de la filière automobile et logistique !

Gagnez du temps : faîtes appel à des professionnels du recrutement et bénéficiez d'une remise de 10% sur les honoraires de mission. Contact : recrutement@feda.fr

Astuce n°2 : Rester cohérent avec le besoin défini ensemble

Une fois le besoin cadré, nous vous recommandons d’éviter de modifier les critères en cours de route, sauf réelle évolution interne. Changer le niveau technique recherché ou le salaire après plusieurs jours de sourcing crée une perte d’efficacité et un ralentissement du recrutement.

Notre conseil : valider le besoin en interne avant lancement.

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Entrée en vigueur de votre nouveau code APE au 1er janvier 2027

À compter du 1ᵉʳ janvier 2027, s’appliquera une nouvelle version de la nomenclature NAF, entraînant un changement des codes APE attribués à toutes les entreprises françaises.

A partir du 1er trimestre 2026, chaque entreprise pourra consulter son nouveau code NAF sur le site https://sirene.gouv.fr/

Votre code APE actuel restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026.

La nomenclature d’activités française (NAF) est révisée pour deux raisons principales : s’inscrire dans le vaste processus de révision d’ensemble des nomenclatures d’activités et de produits aux niveaux mondial et européen, et prendre en compte les évolutions du tissu économique.

Pour accompagner cette transition :

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Les actualités de la FEDA

Inscrivez vous à la réunion des distributeurs le 26 février près de Bordeaux

La FEDA continue son tour de France et vous invite jeudi 26 février près de BORDEAUX, à partir de 8h30 au Château La Chèze, 27 Avenue Pierre Semirot 33270 Floirac.

Son président M. LANDEC et son DG M. THORETTE seront ravis de vous recevoir.

Notre ambition est de venir à votre rencontre, au plus près de chez vous, en réunissant l’ensemble des distributeurs automobiles d’une région afin d’échanger sur votre métier et les enjeux de la filière, de vous écouter et de vous présenter nos actions en cours.

Tous les distributeurs automobiles, adhérents ou non, des départements suivants 16, 17, 24, 33, 40, 47, 79, 86, 87 sont les bienvenus.

 Nous espérons que vous serez des nôtres !

→ Merci de vous inscrire par retour de mail à sromieux@feda.fr

 

Première visite d’adhérent de l’année pour la FEDA chez LAD !

C’est toujours un vrai plaisir pour la FEDA de rendre visite à un adhérent : en ce début d’année, Alain Landec et Bertrand Thorette sont allés à la rencontre du groupe Leroy Accessoires Distribution (LAD), installé en Anjou depuis 1991, et spécialiste reconnu de la pièce automobile dans le grand ouest.

Accueillis par Jérôme Habsieger, Directeur général de LAD, nous avons visité les différents sites du groupe et découvert sa logistique, avec une offre particulièrement poussée sur les pneumatiques et les batteries électriques.

LAD est un membre et pilier du groupement ID Rechange : à cette occasion, nous avons également pu échanger longuement avec Claudie Cahart, Directrice générale ID Rechange.

Un grand merci à Jérôme Habsieger, Claudie Cahart, ainsi que les collaborateurs rencontrés pour cette journée passée en terre angevine, et leur accueil si chaleureux !

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